Un samedi de Toussaint. Dans une propriété familiale du Loiret. Il fait beau. Ils sont six. Frères et sœur, amants ou mari et femme. L’enterrement du propriétaire les a réunis. Le deuil leur donne le privilège de vivre, isolés, quelques heures sous le soleil qui s’attarde, à l’ombre du disparu, sous les arbres, dans la maison aux murs familiers, cet instant indescriptible où l’on retient son souffle, ce moment intense entre l’absence et le retour aux choses, entre le manque et la vie.